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Horaires Septembre

Lundi: Fermé
Mardi: 14h30 - 18h
Mercredi: 14h30 - 18h
Jeudi: 14h30 - 18h
Vendredi: 14h30 - 18h
Samedi: 14h30 - 18h
Dimanche: 14h30 - 18h

En dehors de ces heures d’ouverture, le Pôle de la Porcelaine est ouvert sur réservation pendant la saison. Le pôle de la Porcelaine est également ouvert tous les jours férié durant la saison d’ouverture.
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C’est en Chine, au VIe et VII siècle, que la porcelaine trouve son origine et ses premiers développements, grâce au gisement de kaolin, argile blanche indispensable à la fabrication de la porcelaine.
C’est sous la dynastie Tang (618-907) que les premières porcelaines que l’on connait aujourd’hui ont été fabriquées. Les mélanges, les réactions chimiques et les techniques de cuisson à très hautes températures sont totalement maitrisés.
Sous le règne des Song (960-1279) les empereurs chinois ont développés des usines afin de produire en grande quantité des porcelaines destinées à décorer leurs innombrables palais.photo histoire 1

photo histoire 2photo histoire 3C’est Marco Polo, célèbre voyageur et aventurier Vénitien, qui rapporta les premières porcelaines de Chine en empruntant la « Route de la Soie » en 1273. Il l’a baptisa « porcelanna », nom d’un coquillage blanc nacré et translucide.
Dès le XVe siècle, la porcelaine arrive en France. Les importations deviennent de plus en plus importantes car elles empruntent les routes maritimes (les Compagnies des Indes). Ce sont souvent des porcelaines ordinaires faites spécialement pour les étrangers, les chinois se réservant les plus belles pièces. En occident, la porcelaine fut tout de suite considérée comme un objet de grand luxe.

Dès l’arrivée des porcelaines en Europe et la constitution des premières collections, les potiers et alchimistes européens, encouragés par des mécènes, n’ont de cesse d’étudier le secret de la porcelaine chinoise. Ces recherches donnent naissance à la « porcelaine tendre ». Celle-ci a l’aspect de la porcelaine chinoise mais n’en a ni la dureté ni la sonorité. Il manque l’élément principal, le kaolin, qui est toujours inconnu à cette époque.

C’est en 1709 que Johann Friedrich Böttger découvre la formule de la porcelaine dure et identifie par hasard un gisement de kaolin. Cette découverte fut le point de départ de la manufacture de Meissen en Saxe qui produisit une porcelaine de grande qualité.
Les premières fabriques de porcelaine dure apparaissent en France : Strasbourg 1749, Limoges 1770, Sèvres 1772, Foëcy 1799, Vierzon 1816 et Mehun sur Yèvre en 1854. Aujourd’hui, la ville de Mehun sur Yèvre abrite la plus grande manufacture de porcelaine de France. Née de la volonté de Charles Pillivuyt, elle produit toujours, depuis 1854 (date à laquelle Charles Pillivuyt quitte Foëcy pour Mehun sur Yèvre afin d’agrandir et de développer l’entreprise), des pièces de tables et des objets décoratifs prisés des plus grands chefs étoilés.

Mais pourquoi cette folie de l’Or Blanc dans la région ? Petite explication :
A la fin du XVIIIe siècle, des expériences sont tentées dans les châteaux de Lurcy-Lévis et de Foëcy. A cette époque, il s’agit de créer des manufactures dans l’air du temps, en produisant des pièces à la manière de « Paris, Sèvres ou Saxe ». Rapidement, dans le premier tiers du XIXe siècle, les pionniers de l’Or Blanc essaiment dans toute la région et développent une multitude de petites unités.
Le principal bassin de production va de Vierzon à Saint Amand Montrond, voire Ainay le Château et Champroux avec, comme villes historiques, Foëcy et Mehun sur Yèvre. Une main-d’œuvre moins exigeante qu’à Paris, une abondance d’eau et de bois, ainsi que les découvertes sporadiques de sables fins, d’argile et parfois de kaolin font du Berry un centre important du développement de la porcelaine. Car il faut savoir qu’en fonction des difficultés de la pièce et des couleurs utilisées, il faut dix à vingt kilos de bois pour cuire un seul kilo de porcelaine…
De ce fait les vastes domaines de la Sologne, les massifs forestiers de Vierzon, de Vouzeron, d’Allogny, de Saint Palais et, plus au sud, ceux de Tronçais et de Châteaumeillant sont mis à contribution.

A Vierzon, mais surtout à Mehun sur Yèvre, les manufactures s’orientent autour de deux productions principales : les pièces de tous les jours et les œuvres de commandes, voire de maîtrise. Dès 1855, Pillivuyt ouvre une fabrication dite « Spéciale » qui va lui permettre d’atteindre une renommée exceptionnelle et de remporter, dans le monde entier, de nombreux prix et médailles.

Véritable écrin des productions artistiques de ces époques, le Pôle de la Porcelaine conserve des œuvres remarquables, vitrine historique du savoir-faire des usines berrichonnes.

Une réalisation Zone Libre / Champs Libres